mardi 22 mai 2012

Citer Wikipédia?

Qu'est-ce qu'un wiki? Une espèce d'oiseau rare qu'on retrouve seulement en Asie du sud? Un type de danse apparenté au «Achy Breaky dance», le «Wiki Breaky dance»? Pas vraiment. 


«Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient.» Voici la définition de ce qu'est un wiki sur wikipédia, le plus connu et le plus utilisé des wikis de la planète. En une décennie, Wikipédia est devenue la plus grande encyclopédie collaborative que le monde ait jamais connu. Mais cela veut-il pour autant dire qu'on peut en citer le contenu dans nos travaux universitaires? La question se discute. 


Je dirais qu'il faut remonter à la source. Je m'explique. Comme le contenu de Wikipédia est généré par des dizaines de milliers de collaborateurs, d'où il tient son titre de «wiki», et que ceux-ci publient dans l'anonymat, impossible de savoir si celui qui publie est un professionnel qui maîtrise parfaitement son sujet. Sandra Ordonez, la responsable des communications de Wikipédia, le dit elle-même: Wikipédia n'est pas une «authoritative source». Autrement dit, l'encyclopédie web n'est pas d'une fiabilité redoutable. Toutefois, la grande majorité du temps, les collaborateurs laissent en annexe leurs sources. Donc, afin de valider l'information publiée, on peut soi-même fréquenter les sources qui ont inspirées les auteurs du sujet qui nous intéresse. Bref, à mon avis, il est préférable de ne pas citer directement Wikipédia, dû à son manque de fiabilité, et donc, de crédibilité. On peut cependant s'en inspirer, visiter les sources proposées en annexe et finalement, citer ces sources, si elles, au contraire, sont parfaitement justes.


La consultation d'ouvrages supplémentaires sur le sujet de notre recherche n'est jamais un luxe. Voici une brève capsule vidéo, produite par les Bibliothèques du réseau de l'Université du Québec sur «Quand et comment utiliser Wikipédia». 










Source: Citer Wikipédia ou ne pas citer... telle serait la question, de Mario Asselin, 






La distinction entre blogue et microblogue


La vague 2.0 vous happe de plein fouet? Vous dépasse? Lorsqu’on parle de blogue ou de micro-blogue, vous ne savez en faire la définition, encore moins la distinction? Voici quelques renseignements sur ces deux types de médias sociaux.

Tout d'abord, on doit savoir que le blogue est un type de site web qu'on gère comme un journal de bord. On y publie régulièrement des billets, l'expression commune pour parler de notes ou d'articles, sur sa vie ou sur un sujet précis. Plusieurs sites internet se proposent comme créateurs de blogues, sans demander qu'on débourse un sous. Les plus populaires chez nous sont blogger, tumblr, wordpress et skyrock. Petite parenthèse: Certaines entreprises se servent d'un blogue comme principale carte de visite sur le web. Ce n'est pas nécessairement la meilleure chose à faire, puisque suivit du nom de l'entreprise dans l'adresse internet, on y retrouve le nom du créateur de blogue (ex: www.manicure.blogspot.com). Ce n'est franchement pas l'idéal côté marketing!

Ensuite, pour ce qui est du microblogue, son meilleur exemple, parce qu'il est le plus visité et employé dans le monde, reste Twitter. Détrompez-vous. Le microblogue n’est pas une version miniature du blogue. Quoi que cela pourrait signifier... Les publications du microblogue sont plutôt réduites et l’espace restreint, en comparaison au blogue. Donc, le microblogue permet de publier de courts textes, Twitter limite les publications à 140 caractères par exemple, avec la possibilité d'intégrer des liens menant à des images ou des vidéos. On a également le choix de restreindre la publication à un cercle de personnes déterminées. Finalement, on peut imaginer que sa forme s'est inspirée des SMS, ces courts messages textuels transmis par téléphonie mobile.

On récapitule. Alors que le blogue nous permet de publier des articles sur des sujets divers et sans limite de caractères, le microblogue, avec ces courts textes, est plutôt axée sur une discussion spontannée. Il ne serait donc pas faux de dire que microblogue est davantage un média d'instantanéité que le blogue. 

samedi 19 mai 2012

Le porte-voix numérique

Le porte-voix numérique 

L'ère du numérique nous munit tous d'un porte-voix. Aujourd'hui, chaque individu propriétaire d'un compte Facebook ou Twitter, s'affichant sur un blogue ou autre média social, possède la liberté de partager son opinion, en un clic de souris, sur les divers sujets qui le touche et d'ainsi alimenter les débats actuels.

Cette nouvelle réalité a fait surface dans la province avec le fameux cas «Oasis», le printemps dernier. La compagnie québécoise de jus de fruit Oasis, Industrie Lassonde, poursuivait en justice depuis sept longues années l'entrepreneure Deborah Kudzman, prétextant que l'utilisation du mot «oasis» dans le nom de ses savons à base d'huile d'olive, Olivia's Oasis, usurpait leur marque de commerce. Malgré qu'elle ait remporté sa cause devant les tribunaux, l'entrepreneure n'a toutefois pas pu se faire rembourser ses frais d'avocats. Suite à la mise en ligne d'un article sur le sujet par le journal La Presse, Pas touche au mot «oasis» par la chroniqueuse Christiane Desjardins, les critiques négatives ont fusé sur les réseaux sociaux à l'endroit du géant commercial. Certains lançaient même l'appel au boycottage. En quelques heures, le hashtag (mot-clic) #oasis devenait le plus utilisé de la métropole. Le soir même, constatant l'ampleur des dégâts et l'atteinte sévère à sa réputation, Industrie Lassonde promettait enfin de «dédommager adéquatement madame Kudzman».

Les grandes compagnies comme Industrie Lassonde ne peuvent plus se cacher derrière leur conseil d'administration et leurs avocats. Elles doivent dorénavant user de plus de transparence.

C'est la petite magie du web 2.0. On ne reste plus spectateurs des situations qui nous dérangent. On proteste haut et fort, et quelques fois, lorsqu'on est accompagné de milliers, voire centaines de milliers d'internautes, notre message fait son bout de chemin... C'est le pouvoir du porte-voix numérique.


jeudi 17 mai 2012

Public, privé... les deux?

Public, privé... les deux?

La nécessité du réseautage social en entreprise.


            Entreprendre le virage 2.0 en entreprise ne s’avère pas toujours une tâche facile. Au moment d’entreprendre ce virage, plusieurs organisations se questionnent sur la nécessité du réseautage social et les types de réseaux sociaux offerts. 

            Non seulement les réseaux sociaux grand public, comme Twitter ou Facebook, qui jouissent aujourd’hui d’un achalandage impressionnant (on parle maintenant de plus de 800 millions d’inscrits, dans le cas de Facebook) sont-ils efficaces afin d’accroître la notoriété d’une entreprise, proposant une publicité très peu coûteuse, mais ils assurent également une communication dynamique entre l’entreprise et son client. On qualifie celle-ci de «bidirectionnelle». En d’autres mots, grâce à ces médias sociaux, les utilisateurs-consommateurs, qu’on sait en majorité composés de natifs numériques (baignant dans l’ère numérique depuis l’enfance), peuvent facilement échanger librement avec l’entreprise, lui communiquant désirs, questions ou commentaires. Par la qualité des contributions apportées par l’entreprise à la page Facebook, au compte Twitter ou autre réseau social, se tissera un lien de confiance avec les abonnés, qu’on croit essentiel au succès d’une telle démarche.

            Les réseaux sociaux grand public sont souvent perçus comme un «must» aux yeux de tout entrepreneur, de par leur succès auprès des internautes du monde. Ce qu’on ignore parfois, c’est que ce même média social peut aussi être utilisé en privé, au sein d’une entreprise. On parlera alors de réseaux sociaux professionnels internes (RSPI). Les RSPI ont la qualité de préserver l’intégrité et l’image de marque des entreprises aux renseignements confidentiels, mais plus important encore, ils améliorent la communication interne et le sentiment d’appartenance. En émettant leurs commentaires à propos de divers enjeux touchant l’entreprise qui les emploie, les salariés ont alors l’impression de contribuer au bon fonctionnement et à l’avenir de celle-ci. Lorsqu’on se fie aux trois principes de l’école des relations humaines: « A-Les individus ont naturellement besoin d’appartenir à des groupes. B- Les individus recherchent l’estime, voire l’amitié de ceux avec qui ils sont associés et accomplissent des tâches. C- Les individus souhaitent pouvoir démontrer leur utilité et l’à-propos de leurs contributions »1 , on comprend que ces conséquences émanant de l’utilisation des médias sociaux internes en entreprise s’avèrent essentielles à l’efficacité, ainsi qu’au climat harmonieux de cette dernière.
            Finalement, si notre entreprise souhaite faire la promotion de ses services et/ou produits et assurer une communication interactive avec ses clients, il devient nécessaire qu’elle s’affiche sur les réseaux sociaux communautaires, comme on y retrouve un nombre croissant de membres. Toutefois, si celle-ci ne désire pas nécessairement promouvoir ses services auprès du grand public et souhaite plutôt garder ses renseignements confidentiels, l’emploie d’un RSPI devient alors plus profitable. Le réseautage social privé est rarement à négliger, sachant qu’il améliore considérablement la communication interne en entreprise.

Source 1: Les trois principes de l'école des relations humaines tirés du cours de Communication et organisation donné par Mario Asselin, chargé de cours à l'Université de Montréal. Blogue du cours: http://com1500g.opossum.ca/

Source 2: Comment entreprendre le virage 2.0, MORIN, Raymond, Édition Transcontinental, mars 2010